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 Les ténèbres du pouvoir face à l'innocence incarnée [PV Natsumi Ryôta-kohai]

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Ueda Toshimitsu

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MessageSujet: Les ténèbres du pouvoir face à l'innocence incarnée [PV Natsumi Ryôta-kohai]   Lun 28 Fév - 19:56

Alors c'est cet endroit, qui est sensé être le challenge final de mon cycle d'études secondaires ? Je n'étais arrivé qu'hier au soir, mais j'avais l'impression que la vie ici serait toute aussi calme qu'à mon établissement précédent. Mais bon, je n'allais pas décevoir mes parents. Et dire qu'ils avaient décidé de ma section pour augmenter ma compétitivité. Pour un premier jour, c'était assez calme.
Cet après-midi, je n'avais pas cours, exceptionnellement, à cause d'une réunion ou un truc de ce genre. Je me disais donc que le mieux était de ne pas porter le gakuran arborant l'écusson de Kûkan Aikemasen, m'habiller comme à mon habitude, avec mon costume de ce célèbre tailleur, et me mettre à mon tout nouveau projet de programmation. Comme je n'avais pas du tout faim, je n'allai pas manger à la cantine avec les autres, mais en tous cas, je ne pouvais travailler sur mon programme de tri de base de données dépassant le téraoctet dans ma chambre. Je pris donc mon portable, offert par mon paternel en gage d'encouragement pour mes études. De mon côté je considérais ça comme une nouvelle victoire sur son autorité parentale largement contestable, et faible. Il penser avoir créé un futur successeur, il avait créé un monstre avide de pouvoir. Avide, mais pas meurtrier... Quoi que, si je compte ce jour où je me suis battu contre ce gamin qui avait renversé son jus de fruit sur moi... Enfin j'étais dans un mauvais jour cette fois-ci, pas comme aujourd'hui où je me sentais... Calme.
Je pris mes affaires, et les enfouis dans ma sacoche de cuir impeccablement nettoyée. D'après ce que m'avaient dit mes parents, les plans d'eau étaient souvent déserts, et pratiques pour travailler. Je ne m'étais jamais posé la question si on pouvait y faire autre chose d'ailleurs. Mais peut m'importait. Je descendis donc dans la cour intérieure, avant de sortir. « Alors... Le lac ? Ah oui, j'me souviens, c'est par là ! » Je marchai, silencieusement, sans vraiment regarder autours de moi la magnifique architecture du lycée, lorsque je sentis une pression sur mon estomac : je venais de percuter quelqu'un. Je m'arrêtai, baissai les yeux, et, d'un ton, pour moi habituel, mais pour les autres sombre, je lâchai dans une sorte de grommellement traduisant une fausse sincérité un :

-Pardon petit... ou petite. Regarde où tu vas la prochaine fois.

Enfin, c'était plutôt à moi de regarder... Je me remis alors en route, sans me retourner pour tenter de savoir cette la personne que j'avais bousculé allait bien, ou s'était faite mal. J'avais d'autres choses en tête que la santé d'un vermisseau de seconde zone. Seuls les meilleurs doivent compter. Et pour devenir le meilleur, il faut persévérer, se libérer de toute attache superflue, inutile. Moi, Ueda Toshimitsu devait devenir le numéro un mondial. L'homme le plus influant. Dans une année, je deviendrai majeur, et pourrai enfin succéder à mon père au siège de la VTDR et à ma mère au siège de l'EADSC. D'ailleurs, je devrais trouver un nom lors de la fusion des deux entreprises sous mon seul contrôle. Je n'avais aucun sentiment pour aucun d'entre eux, mais ce sont eux qui allaient me donner le pouvoir dont j'aurai besoin dans le futur.
Je songeais à toutes ces idées, mes plans, ma carrière, mon avenir, mon héritage, aussi, sur le chemin du lac. Un endroit assez joli, si on voulait se reposer... Un mot que j'utilise rarement. Les grands ne doivent pas s'arrêter une seule minute. Contrairement à ce que dit ce soit-disant philosophe français, comment s'appelait-il déjà ? Ah ! Montaigne. Aucun répit pour les guerriers. Moi aussi je menais ma guerre, à ma manière. Une guerre contre la violence, et les misères, pour le progrès. Chacun ses projets. Je choisis promptement un endroit où m'installer. C'est étrange de voir ces rares personnes jouer au bord de l'eau, avec tant d'insouciance. Ce ne sont pas ces personnes qui travaillaient pour l'amélioration du monde. Elles ne s'en souciaient guères. Occupé par des sentiments qui m'étaient étrangers, jouissant d'un bonheur que jamais je ne connaitrai, avec des proche comme je n'aurai jamais.
Je m'installai plus ou moins confortablement en tailleur, avant d'ouvrir ma sacoche d'en sortir un DVD, mon ordinateur, et un disque dur externe à l'allure futuriste, sans oublier ma connexion au réseau de l'entreprise de mamère, qui était un vrai fouillis virtuel. Un fouillis mal sécurisé qui plus est. Bref, tout mon petit matériel nécessaire au bon fonctionnement de mes tests. Pour terminer, je mis mon smartphone dernière génération de fabrication « maison » sur mode discret, afin qu'aucun de mes parents ou de leurs associés se disant mon « ami » ne me dérange. Il fallait que je me concentre. Où était ce problème ? Erreur de fonction ? De directive de préprocesseur ? Ou tout simplement une variable non déclarée ? Je devais la trouver et vite....
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Natsumi Ryôta
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MessageSujet: Re: Les ténèbres du pouvoir face à l'innocence incarnée [PV Natsumi Ryôta-kohai]   Lun 28 Fév - 21:07

J’avais passé toute la journée seule dans ma chambre. Aucun élèves n’avaient cours aujourd’hui. Ne connaissant que peu de monde ici, je n’avais pas grand-chose à faire. Moi qui détestais m’ennuyer. J’étais debout, le front collé contre la fenêtre, en train d’observer attentivement la cours du Lycée, espérant voir quelqu’un à qui je pourrai parler. Mais personne. Tout était désert dehors. Enfin, sortir, même seule, était sûrement mieux que de rester enfermée. Décidée, je me détachai de la fenêtre, saisis mon sac qui était posé sur mon lit et sortis de la chambre en prenant soin de refermer derrière moi. Je me précipitai alors dans les escaliers, pressée de sortir, ce que je n’aurai jamais dû faire. Douée comme je suis, je trébuchai sur je ne sais quoi et comme on pouvait s’y attendre, me retrouvai par terre, en bas des marches. A force de tomber, j’en avais un peu pris l’habitude. Je soupirai, avant de me relever en frottant mes vêtements pour enlever la poussière. Heureusement, je ne m’étais rien cassé. Et puis, ce n’était vraiment pas le moment.

Une fois sortie, j’attendais un moment en haut des marches, pour vérifier une seconde fois s’il n’y avait vraiment personne. Et c’était bien le cas. Voir un endroit si vide, me démoralisait un peu. Je descendis les quelques marches l’air déprimée, puis marchai. Pour aller où ? Je ne savais pas … Je marchais tout droit, la tête baissée, sans regarder devant moi. C’est là que je fus bousculée par quelqu’un. A peine avais-je eu le temps de relever la tête, que j’entendis :

« Pardon petit … ou petite. Regarde où tu vas la prochaine fois. »

Comment ça regarder où je vais ?! Enfin … Oui, c’est vrai, j’aurais dû faire attention, mais lui aussi. Enfin, je ne me préoccupai pas trop de ce détails, car un léger sourire apparût aussitôt sur mes lèvres. Quelqu’un était là. Je n’étais pas seule. Contente, je levai enfin la tête, quand je vis que le jeune homme était déjà en train de partir. Il se trouvait déjà à quelques bons mètres de moi. Je le regardais avancer, sans rien dire. Moi qui espérais rencontrer quelqu’un aujourd’hui, maintenant qu’une personne était là, je n’allais tout de même pas la laisser partir comme ça. Déjà, je pouvais deviner que ce garçon n’était pas du genre bavard. Il ne s’était même pas retourné. Enfin, ce n’est pas ça qui allait me décourager. Oui, je l’avoue, je suis plutôt collante et très bavarde. Même un peu trop. On me fait souvent la remarque. Mais qu’Est-ce que j’y peux, c’est dans ma nature.

Voyant que le jeune homme s’éloignait de plus en plus, je me mis à le suivre, discrètement, ne voulant pas qu’il me voit. Il n’apprécierait surement pas ça. Il semblait aller vers le lac. J’aimais passer du temps là bas. Cet endroit était calme, paisible, et si joli. Tout ce lycée était beau d’ailleurs.
Comme je le pensais, le garçon qui m’avait bousculé, allait bien au lac. Je m’arrêtai un instant. Il s’était installé dans un coin tranquille, et avait sortit son ordinateur. Quelle idée de venir travailler ici. Bon, c’est vrai que c’était calme, et c’était rare que des gens bavards, mis à part moi, viennent ici. Ils préféraient aller à la cafeteria où au parc eux.

Je m’apprêtais à aller parler au jeune homme. Bien sûr que j’étais consciente que j’allais le déranger, mais … quand je m’ennuie, je peux devenir très embêtante. Et puis, il n’y avait personne d’autre à qui je pouvais parler alors …
Maintenant que j’y pense, la plupart du temps, les personnes vers qui je vais, sont souvent tout le contraire de moi. Calme, très peu bavarde. Enfin, pas comme moi en gros. Mais, ça ne me dérangeait en aucun cas. Au contraire, j’aimais avoir des amis complètement différents. Et parler avec des gens qui ne voulaient pas discuter, ça me faisait rire. Beaucoup de gens me demandaient comment je pouvais être si joyeuse après avoir perdu ma mère. Moi-même, je ne le sais pas. Enfin, je pense que rester enfermée dans ma souffrance n’était pas une bonne idée, alors je suis passé à autre chose, en essayant d’oublier mon passé, même si c’est difficile. Et puis, sans mes amis, jamais je ne serais arrivée jusqu’ici.
Bref, je fus vite extirpée de mes pensées. Je m’avançais vers le jeune homme, affichant mon sourire habituel. Il était occupé avec son ordinateur. Je m’assis à ses côtés.

« Bonjour. Je m’appelle Natsumi »

J’enchaînai ;

« Qu’Est-ce que tu fais ? … »

Haha, j’étais sûre de le déranger. Mais bon, avec moi, il faut toujours s’attendre à être embêté.
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Ueda Toshimitsu

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MessageSujet: Re: Les ténèbres du pouvoir face à l'innocence incarnée [PV Natsumi Ryôta-kohai]   Lun 28 Fév - 21:48

Le léger incident avec l'autre élève ne me resta pas longtemps à l'esprit, vite remplacé par mon programme. Après avoir parcouru quelques secondes les fichiers que mon IDE continuait de renier, je me rendis compte de mon erreur de débutant : une mauvaise référence !

Mais quel idiot !

Je réparai l'erreur, et reprenais les finitions, avant de m'attaquer au design. Oui, pour dominer le monde, ou un monde, il faut en manipuler tous les aspects, et ses sous domaines. J'avançais dans mon programme, sans me rendre compte de la silhouette furtive qui s'était installée à côté de moi. Absorbé par mon travail, je ne remarquais pas qu'elle m'observais. Puis...

« Bonjour. Je m’appelle Natsumi. Qu’Est-ce que tu fais ? …»

Mes doigts dérapèrent sur le clavier. Jusqu'à présent, j'avais tout fait pour éviter qu'on ne vienne me déranger. Je ne voulais pas répondre, mais cela était synonyme de risque d'un phénomène de « pot-de-colle ». Je devais donc trouver un moyen de m'en débarrasser, et vite. Mais quoi faire ? Déjà elle ne me demandait que mon activité. Très bien, elle y aurait droit. De ma voix grave et glaciale, je décidai de lui faire un bref résumé de mes quelques étapes, sans quitter mon écran des yeux :

J'essaie de créer un algorithme de comparaison, qui me permettrait de remplacer les classes que j'ai créées, afin d'alléger mon programme et le rendre plus performant. Ainsi le tri des bases de données de taille conséquentes pourra être simplifié, et sa durée divisée par soixante-deux.

« Et ainsi prouver à mon père que je peux dores et déjà me rendre utile à l'entreprise » me dis-je. Voilà pourquoi je ne devais pas me déconcentrer.

Et après cet algorithme, il me faudra en créer un autre, avec clé de cryptage asymétrique, afin de sécuriser mon programme. Pour les clés, je m'inspirerai du système RSA. C'est pourquoi, j'ai grandement besoin de calme.

Et voilà, tout ce qu'il fallait aux gens pour leur donner une belle crise d'urticaire. Dans le meilleurs des cas, elle s'évanouirait, ou décamperait. Sinon, je n'osais imaginer les conséquences de mes explications scientifiques. Je n'avais que trop rarement utilisé cette technique miracle. Une fois, je me reçus une insulte, mais des heures de solitudes, alors qu'en première année, je travaillait sur le hack d'un mot de passe du réseau. Même si je m'étais fait avoir, j'ai eus le temps d'effacer mes traces dans l'historique, ce qui me valu une sacrée raclée de mon père. « Ne te fais jamais avoir de nouveau ! » « Ne t'inquiètes pas père, j'ai fais des progrès depuis ce jour là. Et bientôt tu me seras reconnaissant d'avoir mis un terme à cette pagaille que... j'ai créé dans ta base de donnée. » Si jamais je lui racontais ça, il me tuerai... Enfin, non il m'affaiblirait, il devait encore me garder en héritier. Mais visiblement, mes explications n'avaient pas fait fuir cette jeune élève. Je devais faire en sorte de ne pas y prêter attention, et me concentrer exclusivement sur cet algorithme, qui décidément, voulait ma mort. Mais que me voulait-elle celle-ci ? Son regard commençait réellement à me peser. Elle réussit à me piquer ma curiosité :

Dis moi, à quelle section appartiens-tu ?

Sûrement pas à la mienne. Pas que ça m'intéressait réellement, mais je devais savoir. Elle n'avait pas l'air d'être de ceux que je considérais comme rivaux potentiels, l'élite. Oui, en peu de temps, j'avais réussis à identifier les élèves qui pourraient constituer ce défi que j'attends avec patience, avec sérénité, comme un tueur à gage avant d'abattre sa cible, ou un joueur de go avant de mener sa dernière partie pour devenir Honinbô, ou Meijin... Mais les apparences sont parfois trompeuses. Mais ça ne changeait rien au problème : elle était encore là, et je ne savais pas comment m'en dépêtrer. Partir, serait une bonne solution, mais elle risquerait de me suivre. Il me fallait autre chose. Si jamais elle continuait encore et encore à me poser des questions dont la réponse ne lui importait pour ainsi dire pas, alors je devrai utiliser la manière brutale, ce qui n'est pas vraiment pour me déplaire. Ne sentait-elle donc pas mon passager noir, enfouis au fond de moi ? Ce démon qui grandissait, nourrit par l'ambition, et le pouvoir. J'allais en accumuler bien plus que quiconque ne pouvait l'imaginer. Et pourtant, j'étais encore là, dérangé par une gamine, visiblement beaucoup plus jeune que moi. Mon pouvoir actuel était-il suffisant pour la faire disparaître de cette Terre ? Je n'avais de 3% de part dans l'EADSc et 8% dans la VTDR... Mais peut-être que... Allez savoir, rien n'est impossible.
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MessageSujet: Re: Les ténèbres du pouvoir face à l'innocence incarnée [PV Natsumi Ryôta-kohai]   Mar 1 Mar - 21:07

J'essaie de créer un algorithme de comparaison, qui me permettrait de remplacer les classes que j'ai créées, afin d'alléger mon programme et le rendre plus performant. Ainsi le tri des bases de données de taille conséquentes pourra être simplifié, et sa durée divisée par soixante-deux

Et après cet algorithme, il me faudra en créer un autre, avec clé de cryptage asymétrique, afin de sécuriser mon programme. Pour les clés, je m'inspirerai du système RSA. C'est pourquoi, j'ai grandement besoin de calme.


Je me grattai la tête, ne comprenant absolument rien à ce qu'il venait de dire.

Dis moi, à quelle section appartiens-tu ?

A la section Ai Yuukou ... Toi, tu es de la section Aikemasen, c'est ça ?

Ce n'était pas bien dur à deviner. Car la plupart des élèves de la Section Ai Yuukou, étaient plutôt joyeux, et ne traînaient pratiquement jamais seuls. Ils n'étaient peut être pas tous aussi bavards que moi, mais bon. D'ailleurs, je crois qu'il y a moins d'élèves dans cette section là, que dans l'autre, enfin, pour le moment. J'observais le garçon travailler, il n'avait pas détaché son regard de l'écran.

Je commençais un peu à m'ennuyer, mais, c'était la seule personne avec qui je pouvait parler, même si, lui, était occupé, et qu'il n'avait sûrement pas très envie de discuter.

Au fait, tu ne m'as pas dit comment tu t'appelles ?

Attendant sa réponse, je levai la tête vers le ciel, qui était si beau aujourd'hui. De douces brises passaient, me caressant le visage. Un peu plus loin, on pouvait voir l'étendue d'eau, où se reflétait la belle couleur bleue du ciel. Un calme pesant avait prit place aux alentours du lac. Je comprenais pourquoi les élèves de la section Aikemasen aimaient venir Ici. Eux qui sont tous si calme, c'est l'endroit parfait pour passer du temps seul. Enfin, moi, je suis connue pour déranger toutes ses personnes si solitaires. Et là, c'est justement ce que j'étais en train de faire. Embêter les gens, c'est amusant. On n'y peut rien, je serai toujours comme ça. Et puis, les gens me trouvent pot de colle aussi. On me fait souvent la remarque, et, j'avoue que je le suis peut être ... un tout petit peu ?

Pour mieux admirer ce magnifique ciel, je penchai légèrement en arrière, posant mes main derrière moi, sur l'herbe, qui était si fraîche.
A peine avais je eu le temps de la poser complètement, que je sentis une douleur qui me fit tomber en arrière.

Aïe ! ><'

Je restai là, allongée sur l'herbe, sans bouger. Je m'étais sûrement blessée lors de ma chute quand je sortais du pavillon. Pourtant, je n'avais rien à ce moment là. M'enfin, j'ai l'habitude. Tout le monde sait très bien que je suis très douée avec mes pieds. Quant à moi, je devrais arrêter de dévaler les escaliers comme une folle.

Dans ma tête, j'entendais encore la voix de ma mère me dire : "Quelle maladroite ! Fais attention la prochaine fois."
Elle me disait souvent ça. Avec son si beau sourire. On nous disait souvent qu'on avait le même.
Je ne le montrais pas, mais elle me manquait beaucoup. Je n'ai parlé de mon passé qu'à très peu de personne, et puis, je n'ai jamais eu très envie d'en parler. Repenser à tout ça me faisait mal, même si c'était il y a longtemps.

Après un court instant, je me relevai doucement, puis secouai un peu ma tête pour enlever les quelques brins d'herbe qui étaient restés dans mes cheveux. Je portai ensuite ma main sur ma tête, et commençai à me la frotter un peu. Est ce que je m'étais pris un caillou en tombant ? Il ne manquerait plus que ça.

Ma main vint se poser sur mon poignet blessé, le serrant pour tenter de calmer la douleur, qui n'était pas si insupportable que ça.
J'étais encore un peu perdue dans mes pensées. Le jour de la mort de ma mère me revenait sans cesse à l'esprit.

Je restai assise dans mon coin, silencieuse, les yeux rivés sur l'eau du lac.
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MessageSujet: Re: Les ténèbres du pouvoir face à l'innocence incarnée [PV Natsumi Ryôta-kohai]   Mer 2 Mar - 8:11

A la section Ai Yuukou ... Toi, tu es de la section Aikemasen, c'est ça ?

Je m'en doutais... Le regard naïf qu'elle arborait à tout va. Et cette aura qu'elle dégageait. Je fus idiot de me poser la question. A propos, elle devait attendre une réponse à la sienne.

Oui.

Me contentais-je de lancer toujours en train de pianoter sur mon clavier. Mais l'élève ne partait toujours pas. Je me demandais quel âge elle pouvait avoir. On aurait dit une enfant qui n'était pas sorti de sa chûgakô... Mais je devais me concentrer... Ne pas oublier le plus important, ce pourquoi j'étais venu : finir ce programme. Mon algorithme était encore loin d'être au point, il me nécessiterait plusieurs centaines voir milliers de lignes de code, qui en remplaceraient des dizaines de milliers... Mais où était déclarée cette variable ? Je me replongeai à mon travail, lorsqu'une petite voix m'en sorti de nouveau :

Au fait, tu ne m'as pas dit comment tu t'appelles ?

Devais-je vraiment répondre ? Non, parce que je n'en avais pas la moindre envie. Mais bon, je suppose qu'elle ne me lâcherait pas de toutes manières, si ? Cette section était une section terroriste. Tous les plus candide du monde se retrouvaient ici, et j'étais sûr que le soir, ils se retrouvaient dans le parc autour d'un feux de joie, et chantaient des chansons pacifiste en se racontant leurs rêves... Non, vraiment je devais me débarrasser de cette vermine. Ce n'était pas son cas, mais moi, je travaillais, pour mon avenir, celui de mon entreprise, et du monde...

Ueda... Ueda Toshimitsu.

« Calme toi, ne pas t'énerver, c'est la clé du contrôle futur de l'humanité » Peut-être voyais-je trop grand. Mais on m'a toujours dit de viser la Lune, car dans le pire des cas, je décrocherai une étoile. Ainsi, je visais le pouvoir suprême, et j'en aurais, au pire, la moitié. Trop concentré sur mon travail qui, finalement, avançait plutôt bien, je ne prêtai pas attention à l'exclamation de douleur que laissa échapper mon... ennemie ? Ca ? Enfin. Je me devais de continuer à travailler, ne rien dire, ne rien faire d'autre que ça. Et après ce programme, j'aurais tout le temps de préparer un nouvel organigramme, et avancer mon projet commun avec ma mère et quelques scientifiques sur la projection holographique.
Enfin, si j'arrivais à être tranquille. Ce qui, enfin arriva après ce jappement. Un silence total, le paradis. Je pouvais continuer à vaquer à mes occupations, sans gêne. « Ca lui apprendra à embêter les adultes » Enfin, adulte. Pas encore, mais d'ici peu. Encore quelques mois, et mes parts de marché dans les sociétés de mes parents seront encore plus importantes. Petit à petit, je rachetais les actions des personnes que je jugeais non qualifiées, ou superflue, et me les appropriés. Bien entendu, me parts étaient encore trop faible, et j'allais devoir m'attaquer à de gros poissons. Mon portable se mit à vibrer... Mieux aurait valu que je l'éteigne.... Je soupirai et décrochai. Mon père, que me voulait-il ?

-Alors cette première journée ?

-Banale.

-Tu t'es fait des amis ?

-Et puis quoi encore !

-Et ton travail ?

-Justement, tu me dérange, je suis en plain dedans. Je pense que demains tu recevras mon mail avec le programme, afin de mettre fin à ce chaos, que j'ai volontairement créé.


Voilà qui allait l'énerver. Tant mieux, j'en avais marre de passer pour le bon et studieux fils à son père, toujours souriant... Je le haïssais plus que tout, et maintenant il avait un aperçu de ce dont j'étais capable pour lui prouver ma détermination bien plus solide et ambitieuse que la sienne.

-Quoi ?! Tu vas voir toi ! De quel droit t'es-tu permis de pénétrer la base de donnée et d'y insérer un virus.

-Preuve que tes défenses son faibles. Au revoir, père.


Je raccrochai, et éteignis mon portable. Le week-end prochain, je recevrai sûrement sa visite. Peu m'importais, ne comptais que de mettre fin à cette pagaille. Il verra enfin qui je suis, qui il a créé avec ses idéaux tous aussi stupides les uns que les autres. Viser le monopole ? Je préfère le contrôle total. Je soupirai, me remettant à ma besogne.

Ce type... Quel idiot.
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MessageSujet: Re: Les ténèbres du pouvoir face à l'innocence incarnée [PV Natsumi Ryôta-kohai]   

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